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BAIE-DE-SOMME

La baie-de-somme est un vrai paradis pour la nature

LINOTTE MELODIEUSE

LINOTTE MELODIEUSE
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LINOTTE MELODIEUSE
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LINOTTE MELODIEUSE
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LINOTTE MELODIEUSE
LINOTTE MELODIEUSE
LINOTTE MELODIEUSE
LINOTTE MELODIEUSE
LINOTTE MELODIEUSE

La Linotte mélodieuse est un petit fringille dont le mâle nuptial est facile à identifier par le plumage. Au fur et à mesure que le printemps s'avance, le plumage s'use, laissant apparaître les couleurs vives sous-jacentes, tout spécialement le rouge écarlate du front et de la poitrine. Souvent, le rouge de la poitrine est scindé en deux en son milieu par une bande pâle qui rejoint le ventre blanc. La tête est grise avec des zones blanchâtres autour de l'œil sombre, au niveau des lores et sur les côtés de la gorge. Parfois s'ébauche un sourcil pâle. Une tache malaire plus grise est visible sous l'œil. Les parties supérieures (corps et couvertures alaires) sont d'un châtain clair chaud. Les rémiges primaires et les rectrices sont très marquées de blanc, ce qui se voit bien déjà sur l'oiseau posé, mais devient évident en vol. Les flancs sont roussâtres et les sous-caudales blanches. Le dessous des ailes et de la queue est blanc. Le bec est gris. Les pattes sont rougeâtres à brunâtres.
La femelle adulte ressemble au mâle, mais en plus terne, sans couleur rouge. Son plumage est nettement strié dessus (manteau et couvertures) et dessous (poitrine et flancs). On retrouve le gris au niveau de la tête avec le même patron, mais la calotte est striée.
Le juvénile ressemble à la femelle, mais il paraît globalement plus roux et est encore plus strié. Sa tête n'est pas grise mais brune et les zones pâles sont roussâtres.

Le chant du mâle est une phrase musicale consistant en une suite rapide, voire précipitée, de notes variées, certaines douces, d'autres plus dures, absolument pas stéréotypée. Le chant commence assez lentement puis le rythme s'accélère en une succession de notes très diverses, saccadées, tintantes, sifflées, roulées, en trille, etc. La phrase est intranscriptible. C'est sa longueur, son rythme, sa sonorité, la variété et la tonalité des notes qui en font la typicité. Le débutant évitera simplement la confusion avec le chant du chardonneret.
Les cris ont la même tonalité que les notes du chant et la même précipitation dans l'émission. Par exemple les cris de vol, émis fréquemment lors des déplacements pour garder le contact ont un côté percutant qui les distingue de ceux du chardonneret, plus doux.

La Linotte mélodieuse est un oiseau commun qui habite toutes sortes de milieux ouverts à semi-ouverts.

 

Le substrat est indifférent, d'hydromorphe à aride. La condition est qu'il y ait au moins quelques buissons pour abriter le nid et des herbacées nourricières pas trop éloignées car l'espèce ne rechigne pas devant des déplacements conséquents. On la trouve surtout en plaine où sont les meilleures densités mais aussi en altitude, par exemple jusqu'à plus de 2 000 m dans les Alpes, 3 000 m dans les montagnes d'Asie et même 3 600 m dans le Haut-Atlas marocain.
On peut ébaucher une liste non restrictive des milieux de nidification, landes, en particulier chez nous landes militaires, pelouses, maquis, grands marais, dunes littorales, versants et coteaux enherbés, marges des milieux agricoles, linéaires de haies, vergers, vignoble, plantations d'épicéas et autres, jardins...
Pendant la mauvaise saison, les groupes d'hivernants fréquentent aussi l'openfield, les champs non encore retournés et autres milieux riches en graines d'herbacées encore accessibles et passent la nuit en dortoir dans les haies et bosquets. Avec l'arrivée des migrateurs nord-orientaux qui ont migré en direction du sud-ouest, les rassemblements les plus importants s'observent sur la façade atlantique dans les milieux littoraux.

C'est un oiseau très mobile comme beaucoup d'autres fringilles. À la belle saison, mâle et femelle se déplacent ensemble d'une place d'alimentation à l'autre ou vers le point d'eau où ils s'abreuvent, en poussant de petits cris de contact. Ce sera encore le cas pour la construction du nid ou l'alimentation de grands jeunes. Ensuite, dès l'envol des jeunes, ce seront les familles qui vagabonderont de la même façon. Après la période de reproduction, dès le mois d'août, l'espèce devient grégaire et forme de petits groupes mobiles qui peuvent compter plusieurs dizaines d'oiseaux qui exploitent les plantes à graines en rase-campagne.

 

L'espèce est migratrice partielle. Les linottes du sud de l'aire sont sédentaires ou du moins erratiques, tandis que celles du nord et du nord-est de l'Europe sont migratrices. Ce sont des migrateurs assez tardifs qui par exemple sont contactés sur les points de suivi de la migration au cours du mois d'octobre, voire plus tard. Ils passent toujours en petits groupes assez lâches, moins compacts en tout cas que ceux des Tarins des aulnes par exemple. Ils font halte dans les champs avec les pinsons des deux espèces, les verdiers, les friquets, etc., et c'est à ces endroits que l'on peut avoir les plus grands rassemblements de linottes. La présence hivernale de l'espèce dépend de l'accessibilité des petites graines dont elles se nourrissent. Une importante couche de neige les fera fuir ou les concentrera dans les endroits restés favorables. Contrairement aux tarins, chardonnerets, verdiers et autres fringilles, la Linotte mélodieuse n'est pas connue pour fréquenter les postes d'alimentation hivernaux. Les graines de tournesol sont probablement déjà trop grosses pour elle, mais cela doit tenir surtout à sa nature indépendante. Le retour des migrateurs est tardif lui aussi, la majorité passant en avril, voire en mai.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
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